Le dimanche 18 janvier 2026, le Dojo de Rosheim a accueilli un événement marquant pour la vie fédérale et locale : un stage collégial placé sous le signe de la transmission et de la mixité. Autour de Paul Matthis (6è Dan), trois enseignantes de haut rang ont partagé leur expertise, offrant aux pratiquants une vision plurielle et riche de l’Aïkido.

Si Paul Matthis a assuré la coordination de cette matinée, il a souhaité laisser une large place à l’enseignement « au féminin », démontrant que l’Aïkido est, avant tout, une discipline d’harmonie où la force cède le pas à l’intelligence du geste.

Trois enseignantes, trois approches de la voie

Le cœur du stage a été rythmé par les interventions successives de Christine Clamme, Stephanie Gehres et Anne Bertucchi. Chacune, avec son grade et sa sensibilité, a apporté une pierre à l’édifice de cette matinée :

  • Christine Clamme (6è Dan) : La quête de la précision et du centrage. Forte de son grade élevé, Christine a ouvert le bal en mettant l’accent sur les principes fondamentaux de l’Aïkido : le placement du corps et le relâchement. Son enseignement a captivé l’auditoire par sa capacité à démontrer comment une technique, exécutée sans force mais avec un centrage parfait, devient imparable. Un véritable cours de « fondations » pour les gradés comme pour les débutants.

  • Stephanie Gehres (5è Dan) : Fluidité et gestion de l’espace. Stephanie a ensuite pris le relais en dynamisant la pratique. Son cours s’est concentré sur la fluidité du mouvement et l’importance de la distance (Ma-aï). En proposant des éducatifs progressifs, elle a permis aux participants de mieux comprendre comment absorber l’énergie de l’attaquant pour la rediriger avec souplesse, rendant la pratique aérienne et particulièrement esthétique.

  • Anne Bertucchi (4è Dan) : La connexion et la disponibilité. Enfin, Anne a apporté une touche de finesse axée sur la relation entre les partenaires (Uke et Tori). Son intervention a souligné l’importance de la lecture de l’intention de l’autre. Par des exercices spécifiques sur le contact et la réactivité, elle a rappelé que l’Aïkido est un dialogue permanent où la bienveillance n’exclut pas la rigueur technique.

Une synergie orchestrée par Paul Matthis

C’est cette alternance de points de vue qui a fait le succès de la matinée. Paul Matthis, en chef d’orchestre, a su lier ces différentes interventions pour offrir un cours cohérent et complet. Cette approche « collégiale » permet de briser la routine et de montrer que la « Voie » (le Do) est riche de multiples interprétations.

Convivialité et perspectives

L’effort s’est conclu, comme il se doit à Rosheim, par un repas participatif chaleureux. Ce moment d’échange a permis de débriefer les techniques apprises sur le tatami dans une ambiance amicale, renforçant les liens entre les clubs de Rosheim et d’Oberschaeffolsheim.

Ne manquez pas les prochains rendez-vous ! L’aventure continue tout au long de la saison au dojo de Rosheim (Rue du Neuland) :

  • 15 février, 29 mars, 31 mai et 7 juin 2026.